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GAL : La justice prend son temps


La justice prend son temps
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Un réfugié politique basque de nationalité espagnole, victime de deux tentatives d'assassinat en 1985 et 1986 à Saint-Jean-de-Luz et à Ciboure, ayant porté plainte contre deux chefs de la police espagnole et un policier français du commissariat de Hendaye, aujourd'hui retraité, a obtenu au bout de six ans d'enquête la mise en examen de ce dernier pour " complicité de tentative d'assassinat ".

Entre 1983 et 1987 en effet, de prétendus " Groupes antiterroristes de libération " (GAL) commirent une trentaine d'attentats dans le sud-ouest de la France, provoquant 28 morts, presque tous des réfugiés basques que ces attentats visaient et quelques passants étrangers à tout cela. Les hommes de main de ces GAL, des malfrats du milieu bordelais recrutés par la police espagnole pour éliminer sur le territoire français des Basques soupçonnés d'être liés à l'ETA, auraient été informés, contre rémunération, par des policiers français, des faits et gestes et des adresses de ces réfugiés.

La justice française a condamné les hommes de main du GAL, mais ne s'est jamais montrée très curieuse des liens que certains policiers français auraient entretenus avec les GAL et la police espagnole.


Victoria ANDRÉ