SNCF : la sécurité en danger
La sécurité en danger
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Début novembre, la CGT avait adressé une lettre au ministre chargé des Transports, Thierry Mariani, afin de dénoncer la dégradation des conditions de sécurité à la SNCF, qui se traduit par la multiplication des accidents. En particulier, elle rappelait que « le 9 septembre 2011, un train est autorisé à s'engager, il franchit six passages à niveau barrières ouvertes car l'entreprise privée qui oeuvrait a omis de remettre les dispositifs de déclenchement des passages à niveau en action. Sur ces mêmes travaux, les cheminots découvrent qu'une entreprise travaille sans protection du personnel sur voie ouverte à la circulation. »
La CGT poursuivait à propos de la protection des ouvriers travaillant sur les voies : « Ces missions de sécurité sont de plus en plus confiées à des entreprises privées, qui embauchent des salariés, souvent en intérim, qui n'ont aucune formation à la sécurité ferroviaire », citant en exemple la façon dont la SNCF confie des missions de sécurité à Colas Rail, une filiale de Bouygues qui, à son tour, « va sous-traiter ce travail à une autre entreprise. (...) Nous connaissons tous la finalité de la sous-traitance en cascade. Voilà comment est considérée la vie des agents de la SNCF et des entreprises privées qui travaillent sur les voies. »
L'accident de Lorraine s'est produit sur une voie privée, mais on voit là combien, y compris sur le réseau SNCF, la sécurité des travailleurs est mise en danger.
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