Renault – Douai

Renault – Douai : débrayages très suivis contre le plan patronal


Débrayages très suivis contre le plan patronal
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Les débrayages appelés par tous les syndicats de l'usine le mardi 12 février ont été très suivis à l'usine de Douai.

Lors des débrayages du 29 janvier, la direction avait réussi tant bien que mal à faire produire quelques dizaines de voitures en ayant recours à des chefs qui ne connaissaient d'ailleurs pas très bien le travail. Mais cette fois, rien ne tournait. Plus d'un millier de travailleurs ont débrayé.

Pour les deux équipes, il y a eu un défilé dans les ateliers et des prises de parole sur le parking. Ce qui revenait le plus dans les discussions était le refus du chantage de Renault : la menace de fermeture de deux sites (et Douai est cité par la presse) et les déclarations des hauts cadres qui expliquent que les ouvriers de Nissan en Espagne « auront droit à produire des voitures parce qu'ils ont accepté de faire des efforts ».

L'effort que Renault voudrait imposer dès maintenant, c'est la mobilité. 600 travailleurs de l'usine sont déjà en « détachement ». Mais la direction en veut plus pour les envoyer en particulier à Maubeuge. Cela voudrait dire - aller et retour - 150 kilomètres à faire chaque jour pour aller travailler. Cela voudrait dire aussi des journées à rallonge. Personne n'en veut !


Correspondant LO