Tirs policiers

Tirs policiers : une douzième victime


une douzième victime

Une fois de plus, un automobiliste a été tué par des tirs policiers pour « refus d’obtempérer. » Cela s’est produit vendredi 14 octobre, sur le cours de Vincennes, à Paris. C’est la douzième personne tuée dans des circonstances similaires depuis le début de l’année.


image

D’abord mis en examen pour homicide volontaire, un des deux policiers auteurs des coups de feu a finalement été inculpé pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », selon les dires, entre autres, de témoignages policiers ! Aucune poursuite judiciaire n’a été engagée contre le second.

Depuis l’assouplissement en 2017 d’une loi régissant l’usage des armes à feu par les policiers, ceux-ci sont autorisés à tirer sur une voiture « s’ils ne peuvent l’arrêter autrement. » On pourrait supposer qu’à une très courte distance ils n’auraient eu aucune difficulté à tirer dans les pneus. Mais plusieurs fois déjà cette année, c’est à la tête que les personnes présentes dans les véhicules, conducteurs ou passagers, ont été atteintes, entraînant une mort certaine. De plus, avec la quasi-certitude de bénéficier du soutien de Darmanin et d’échapper dans la plupart des cas aux poursuites judiciaires, les policiers se croient autorisés à faire usage de leur arme quelles que puissent en être les conséquences.

C’est ainsi que des petits délinquants voulant échapper à un contrôle pour des infractions mineures méritant tout au plus une amende, voire des innocents n’ayant rien à se reprocher, sont condamnés à mort par des policiers à la gâchette trop facile.


Marianne LAMIRAL